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Branchon
plan Panorama
patrimoine
Situation géographique
Branchon se situe au N-E de la Province de Namur et s'étend sur une superficie de 505 ha.
Le village est limité au nord par Jandrenouille et Folx-les-Caves (Province du Brabant), à l'est par Wasseiges (Province de Liège), au sud et à l'ouest par Boneffe et Hemptinne (Province de Namur).
Branchon est traversé par la Mehaigne mais ne possède aucune limite naturelle. Ce cours d'eau sculpte finement le plateau dont les molles ondulations varient de 130 à 153 m d'altitude. Composé d'une épaisse couche de limon hesbayen, le sol, riche, convient surtout à la culture de la betterave et du froment.
Evolution de la population
Les habitants sont appelés les Branchonnais
1784 350
1801 357
1846 677
1910 532
1961 340
1976 310
1987 312
1992 334
2000 366
2007 466
Industries et commerces
Au siècle dernier, se trouvaient dans le village, un moulin à farine, un pressoir à huile mû par eau, deux maréchaux-ferrants, un charron, cinq marchands de bétail et une importante brasserie appartenant à la famille Stévenart.
Aujourd'hui, il subsiste encore deux menuiseries et quelques entreprises.
La localité, exclusivement agricole, a conservé jusqu'aujourd'hui plusieurs fermes des XVIII et XIXe siècles.
On y dénombrait, en 1846, 119 exploitations agricoles occupant 180 personnes; en 1895, 132 avec 250 personnes; en 1924, 114 (93 personnes); en 1950, 107 (131 personnes) et, en 1959, 109 exploitations.

Associations
Culturelles: ACRF, BLED (Comité des Fêtes).
 
Histoire
Le mot Branchon, cité à partir du VIIIE siècle pourrait avoir une origine celtique. On l'écrivait déjà de cette manière en 1224.
La chaussée romaine dite de Brunehaut (de Bavai à Tongres) passe à proximité du village. Les Romains n'auraient fait qu'élargir une piste gauloise et même préhistorique, pour la porter à 7,5 m de large. L'empierrement était fait de pierres provenant de la vallée de la Meuse. Cette chaussée, suivant approximativement la ligne de faîte entre les deux bassins fluviaux belges, a légué peu de trésors. On a cependant trouvé un chapiteau corinthien de l'époque romaine provenant vraisemblablement d'une villa romaine. Ce chapiteau datant du IV siècle, fut découvert sous le choeur de l'église paroissiale. La présence d'un "diverticulum" passant par le centre du village et le reliant à la chaussée, permet de dire que l'église actuelle est bâtie sur une ancienne villa romaine. Deux tumulus de 5 à 6 m de haut et d'une trentaine de mètres de diamètre furent érigés en bordure du village en direction de Merdorp.

En 1289, le comte de Namur possède à Branchon la taille, les droits de mortemain Les serfs ne peuvent pas hériter de leur terre qui revient normalement au Seigneur. et formorture, Si une personne décède sans enfants, le Seigneur peut s'approprier la moitié (si conjoint survivant) ou la totalité de ses biens. ost Service militaire du vassal et chevauchéeObligation d'accompagner le seigneur en campagne, toute la justice, le forage et le winage.
L. Génicot pense que le village a dû être affranchi au droit de Namur dès avant 1265. Aux XIIIe et XIVe siècles, la famille de Branchon a joué un rôle important dans le comté de Namur où plusieurs de ses membres ont occupé les plus hautes fonctions : en 1237, Gilles de Branchon est souverain bailli du comté; en 1280, Philippe est souverain bailli et Enguerrand, mayeur de Namur; en 1311-1312, on trouve à nouveau un Gilles de Branchon souverain bailli de Namur; en 1330-1338, un Enguerrand de Branchon est bailli de Wasseiges puis, en 1341, bailli de Bouvignes; enfin, en 1364-1367, Philippart de Branchon est mayeur de Namur. En 1343, le moulin banal de Branchon est tenu en fief par Gillechon de Branchon; vers 1380, ce fief est aux mains de son fils qui tient en outre l'avouerie de Merdorp avec toutes ses dépendances, ainsi que plusieurs terres et autres droits. Ses descendants vendirent le fief, au XVe siècle à Etienne de Marille; le dernier de ces Marille qui était curé de Branchon, laissa le fief à son neveu Henri Charlet (1540). Au XVIIIe siècle, le fief passa par mariage aux de Bruges qui le conservèrent jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
Les Charlet étaient devenus seigneurs hautains de Branchon à la fin du XVIIIe. La seigneurie hautaine revint également à la famille de Bruges au XVIIIe siècle.

La paroisse.

Le patron de la paroisse de Branchon est St-Jean. Lors de la fête du Saint, le 24 juin, il y avait un pélerinage fort suivi : on invoquait le saint contre les maux de tête et les fidèles posaient sur leur tête des cercles de cuivre déposés sur l'autel de St-Jean et, après la messe, allaient baiser les reliques. Un autre pélerinage se faisait le 8 septembre : un millier de pèlerins se rendaient en cortège à la petite grotte dite de Notre-Dame de Lourdes, érigée par la famille Courtoy.
-Sous l'impulsion de Henri Maximilien Van den Steen, l'église, datant du XVIe siècle, fut reconstruite en 1750 en style néoroman. Sous les combles, des arcatures gothiques, vestiges de l'ancien édifice, furent retrouvées.
L'intérieur de l'église est décoré par une Décollation de saint Jean Baptiste de fin du XVTI siècle, en bois polychrome, et par des confessionnaux et lambris de choeur de chêne de style Louis XVI.

Plus d'infos sur La paroisse.

Le Zaman
On ne peut parler de Branchon sans citer son train Zaman.
Carte postale Hock (Forville) de 1905De nombreuses publications ont déjà relaté l'histoire de ce moyen de locomotion original perché à 5,5 m du sol et inauguré solennellement le 3 mai 1880 par le roi Léopold II. Il enjambait le bâti de Branchon et reliait les sucreries de Boneffe et d'Ambresin à la ligne de chemin de fer Namur-Tirlemont à Taviers. Le petit train Zaman tient son nom du sénateur Joseph Zaman (1812-1894). Il était industriel, gros propriétaire, concepteur et actionnaire des sucreries de Boneffe et d'Ambresin. Son train fut très populaire. Les voitures à voyageurs possédaient des portes très étroites qui interdisaient l'entrée aux villageois à l'embonpoint trop prononcé. Le train Zaman fut malheureusement emporté par les Allemands en 1917; la ligne fut démantelée en 1923.
Aujourd'hui, une rue porte son nom à Branchon.

Les fermes
La ferme Rigo est l'une des fermes les plus importantes de Branchon.
Une poutre située dans la grange, datant de 1679, permet de déterminer l'année à laquelle la ferme fut construite.
La ferme appartint successivement aux de Bruges, propriétaires de Branchon au XVIII siècle, puis à la famille de Giey, et fut vendue au propriétaire actuel.
Située en face de l'église, la ferme se compose d'un corps de logis, d'une écurie, de deux granges et de quatre étables occupées en saison, par une centaine de vaches.
Le corps de logis et la grange furent certainement érigés ensemble car ils sont tous deux construits en briques espagnoles. Le reste fut donc bâti par la suite. L'écurie sert aujourd'hui de garage.

Le château Gréban
A quelques mètres de l'église, se dresse le château Gréban, magnifique propriété à tendance moderne, s'étendant sur 2 ha.
C'est Juste Gréban de St-Germain, grandpère de l'occupant actuel qui le fit construire Les travaux de construction durèrent quatre ans et furent terminés en 1913.
A l'époque, le château fut l'une des premières habitations de Branchon à être pourvue d chauffage central.
Un groupe électrogène, installé dans une partie du bâtiment, alimenta pendant quelque années le château et quelques maisons avoisinantes, en électricité.
Juste Gréban ne profita guère du confort de sa demeure puisqu'il mourut deux ans après sa construction en 1915.
Son fils Félix hérita du domaine et dirigea l'exploitation agricole d'une superficie de +/- 17 ha.

Les informations qui précèdent ont été publiées dans le périodique "Éghezée et Vous". Elles sont reproduites ici avec l'aimable autorisation de l'éditeur.
Toutefois quelques données périmées ont été supprimées ou mises à jour par nous.
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