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Taviers
plan Panorama
patrimoine
Situation géographique
Taviers a une superficie de 550 ha et est situé dans la zone limoneuse hesbayenne. Il est traversé par la Mehaigne où viennent se jeter les ruisseaux de Bolinne et le Visoule.
A l'est de la localité se situe le hameau de Franquenée, remarquable pour son église et sa ferme.

Evolution de la population
Les habitants sont appelés les Taviétois
1784: 370 habitants ( 302 à Taviers, 68 à Franquenée )
1801: 371 ( 311 à Taviers, 60 à Franquenée )
1846: 751 ( 619 à Taviers, 132 à Franquenée )
1910: 834
1961: 572
1976: 595
1990: 636
1992: 634
2000: 662
2007: 738

Industries et commerces
La village a toujours été exclusivement agricole. Les fermes anciennes telles la ferme Stévenart, la ferme du Château, ancien siège de la seigneurie hautaine donnée par les Archiducs à Henri d'Yve, lieutenant-gouverneur du comte de Namur, et la ferme de Franquenée, également siège de la seigneurie, ont conservé jusqu'aujourd'hui leurs bâtiments des 17e et 18e S.
On trouve en 1846, 130 exploitations agricoles occupant 116 personnes, 179 en 1895 (250 personnes), 164 en 1929 (203 personnes), 176 en 1950 (99 personnes) et 163 en 1959.
Au début du 20e siècle, on dénombre à Taviers, 1 agent d'affaires et assurances, 21 auberges et estaminets, 3 barbiers, 4 marchands de bétail, 2 boulangers, 1 bourrelier, 1 charron, 1 marchand de chaussures, 1 chef de station, 1 cirier, 7 couturières, 2 marchands de draps et aunages, 6 épiceries, 23 fermiers et cultivateurs, 1 marchand de grain, 2 jardiniers, 5 maçons, 3 maréchaux-ferrants, 3 menuisiers-charpentiers, 1 meunerie, 2 modistes, 3 peintres, 2 plombiers-zingueurs, 2 propriétaires et rentières, 1 scieur de long, 2 serruriers, 3 tailleurs et 1 marchand de vin.

Aujourd'hui, les habitants de Taviers travaillent surtout à l'extérieur, à l'exception de quelques commerçants qui maintiennent une activité florissante dans la localité: la boucherie Simon, la plomberie-chauffage-menuiserie Delhalle, les chauffages Dassy, l'entreprise agricole Tasiaux, la boulangerie Barette SPRL, l'entreprise en maçonnerie Hoeboer-Seny, le café Noël "Le Rustique", le docteur Louesse, le kinésithérapeute Rigo, l'électricien Chif, la pédicure Hance, le garage Simonet, le vétérinaire Marchai et les fermiers Wautier, Gelinne et Rigo.

Associations

Sportives: ASBL "Les randonnées de Hesbaye" (hippiques), Jeunesse Tavietoise football.

Culturelles: ACRF (Action Catholique Rurale Féminine).

Histoire
Etymologie
Le nom de Taviers viendrait de taberna (taverne).
Le village était situé en contrebas de la chaussée romaine de Tongres à Bavai; on y a retrouvé de nombreuses monnaies romaines (du 1er au 4e S.), une meule romaine et des vestiges d'un bâtiment romain qui pourrait avoir été la fameuse taberna.

Les fouilles
Les fouilles débutèrent en 1953, dans un lopin de terre dit "Terre aux Pierres", appartenant à M. Bouchat de Taviers. Ce terrain est situé le long de la chaussée romaine, non loin de la route de Ramillies,
M. Leva, pour la Société Archéologique de Namur, tira les conclusions provisoires des travaux, compte tenu des zones explorées. Il est désormais acquis qu'à cet endroit, existait un village s'étendant sur 6 ha et un fortin couvrant, avec ses fossés, près d'un ha.
De nombreux fragments sculptés ont été retrouves; le plus beau est certainement un torse en pierre blanche, aux proportions harmonieuses, d'une valeur artistique. Certains spécimens sont exposés au Musée Archéologique de Namur.
Les fouilles opérées en 1957 ont permis de constater l'existence de deux systèmes de fossés principaux et de quatre lignes de pieux en bois, ainsi que d'une passerelle probablement en bois reliant le fortin à l'ancienne chaussée et enjambant le fossé. Deux très lourdes pierres découvertes à cet endroit semblent avoir servi d'appui aux poutres de la passerelle.
Les céramiques et objets exhumés datent en grand nombre du 4e S. La découverte d'un quatrième puits ainsi que de trois caves donnent une idée de l'aménagement intérieur du village et de ses routes.

Histoire.
En 1070. Arnould, comte de Flandre, donne l'alleu de Taviers avec son église, son moulin et ses bois à l'abbaye de St-Hubert. Au 13e S., il y a à Taviers une seigneurie foncière, mais le village n'est pas cité dans les censiers du comte de Namur.

Au 14e S., par contre, on y tient en fief du comte, un manoir avec 5 bonniers, une taverne, un moulin, des cens en argent et en chapons, 18 bonniers de terre ainsi que l'avouerie du lieu et les arrièrefiefs. On y signale encore un autre fief de 15 bonniers de terre. D'après L. Génicot, les droits hautains devaient appartenir au comte. La seigneurie fut vendue en 1404 à Jean de Namur, seigneur de Mirwart et de Longpré, qui devint le comte de Namur Jean III. Celui-ci la revendit à son tour à Daniel de Gesves en 1414. En 1510, elle appartient à l'abbaye de Boneffe, mais les moines, ruinés par la destruction de leur abbaye en 1568, doivent la céder au chevalier d'Yve en payement de leurs dettes.

En 1604, Henri d'Yve reçoit des Archiducs Albert et Isabelle, les seigneuries hautaines de Taviers et Franquenée, en compensation de la ruine de sa propriété de Taviers détruite par la guerre en 1596.

En 1803, l'ancienne paroisse de Franquenée est supprimée et rattachée à la paroisse de Taviers.
Suite à des difficultés financières, Louis d'Yve vend ses terres de Taviers le 14/11/1811 au comte Amori de Spangen. Les terres passent ensuite par héritage à son petit-fils, le comte de Mérode.
Le Prince Amaury, petit-fils du comte Louis-Ghislain de Mérode et du St-Empire, épouse en 1926 la Princesse de Croy. Ses deux filles héritèrent des terres de Taviers. Il s'agit de Marie-Salvatrix-Louise-Gabriel-Ghislaine, Princesse de Mérode, née à Bruxelles, le 26/05/28, qui épousa Gérard Vicomte le Hardy de Beaulieu et de Elisabeth -Alyette-Gabriel-Ghislaine, Princesse de Mérode, née à Everbergh le 09/04/34, épouse de Henri de Pottère d'Indoy.

La paroisse.
L'actuelle église de Taviers, dédiée à St-Martin, a été consacrée en 1839. Elle remplace une église beaucoup plus ancienne qui était le siège d'une paroisse du diocèse de Liège, attribuée à l'évêché de Namur en 1561.
Le curé était nommé par le chapitre de St-Barthélemy de Liège et par l'abbé de Boneffe. Entièrement restaurée, elle a aujourd'hui un aspect très sobre.
Cependant, les fonts baptistmaux (1656), la chaire de vérité ainsi que les confessionnaux sont à admirer. Elle contient aussi plusieurs pierres tombales d'anciens prêtres de la paroisse.
D'anciennes pierres funéraires sont encastrées dans les murs extérieurs.

Plus d'infos sur la paroisse.


Les informations qui précèdent ont été publiées dans le numéro 16 (mars 1992) du périodique "Éghezée et Vous". Elles sont reproduites ici avec l'aimable autorisation de l'éditeur.
Toutefois quelques données périmées ont été supprimées ou mises à jour par nous.
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