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Longchamps
plan Panorama
patrimoine
Situation géographique
Longchamps a une superficie de 408 ha, et est situé dans la zone limoneuse hesbayenne.
Il est traversé par deux ruisseaux : celui de Longchamps, prenant sa source à Les Boscailles, et celui des "Basses Prêles".
Son sous-sol, formé de sable, est recouvert d'argile imperméable et de limon hesbayen.
Les prairies qui longent les ruisseaux, étaient autrefois, fort humides et marécageu-ses. Des mares stagnantes infectaient le village et étaient source d'épidémies; elles sont aujourd'hui comblées.

Evolution de la population
Les habitants sont appelés "Dès frés" en wallon
1801: 403 habitants
1846: 536
1910: 423
1961: 368
1976: 483
1989: 608
1992: 637
2000: 666
2007: 734

Industries et commerces
La localité a toujours été exclusivement agricole. Aux 14e et 15e S. déjà, les petits seigneurs donnaient leurs fermes à bail ou à cens, mais en conservaient d'ordinaire une au moins, celle qui était attenante à leur château, et la mettait en valeur par leurs propres moyens ou avec l'aide d'un chef de culture. C'était le cas à Longchamps, où en 1408, les 2 bouviers du seigneur sont condamnés à verser les sommes dues aux lombards de Namur.
Outre 2 grandes fermes de 55 et 70 ha, on signale en 1846, 94 exploitations agricoles occupant 205 personnes; en 1895, 94 également mais avec 167 personnes; en 1929, 96 avec 60 personnes; en 1950, 105 avec 56 personnes, et en 1959, 91 exploitations.

Au siècle dernier, 2 grosses exploitations agricoles, les fermes Halloy et de Maquelette, aujourd'hui disparues, se partageaient la majorité des terrains cultivables. Le reste du territoire était exploité par de nombreux petits cultivateurs possédant un troupeau réduit. Les habitants cultivaient le chanvre et le lin et confectionnaient de grosses toiles grises, blanchies dans la localité.
On trouvait également à Longchamps, un moulin banal actionné par eau; un moulin à vent; une tannerie, remplacée plus tard, par 2 brasseries (Colin et Procès) ; ainsi qu'une exploitation de teillage, fondée par la famille Bichton, qui s'établit à Dhuy vers 1870.

Evolution:
Le zoning industriel d'Éghezée a été implanté à Longchamps et compte aujourd'hui, la société Le Clercq, fabricant de meubles à éléments Kewlox, le dépôt de grains et engrais Brichart, ainsi que la râperie. Celle-ci dépend de la sucrerie de Wanze et traite en saison, ± 12.000 tonnes de betteraves par jour. Elle reçoit les betteraves de quelque 2000 planteurs. La superficie de récolte couvre environ 20.000 ha.
A proximité de la râperie, se trouve le home "Les Jours Heureux", pour personnes âgées ou non valides.

Associations
Culturelles: Comité des Fêtes et des oeuvres sociales, radio locale "Fréquence-Éghezée", UTAN, ASBL "Le nid des Longs Champs"
Histoire
Tout au long de l'Ancien Régime, la situation politique de Longchamps constituera une exception par rapport au comté de Namur où elle est enclavée. Mais avant cela, il faut signaler une importante occupation romaine de la localité comme en témoignent diverses découvertes archéologiques (diverticule reliant Longchamps à la chaussée Tongres-Bavay et à Namur, tumulus gallo-romain à l'emplacement de l'actuelle place communale, ainsi que la présence d'un camp militaire romain au Mont-de-Maule).
Le conflit qui oppose en 1330, Warnier de Longchamps au bailli du comte de Namur, permet de préciser le statut de la terre à cette époque : Warnier déclare que la hauteur et la seigneurie de Longchamps lui appartiennent et qu'il les tient du seigneur de Bierbeek ,- ses échevins exercent la haute justice et s'il faut en appeler au chef de sens, ils vont à Liège. La suite des événements prouve que Warnier avait raison : à l'époque moderne, Longchamps constitue toujours un fief de la baronnerie de Bierbeek, elle-même fief du duché d'Aarschot (Brabant), avant d'être réputée terre franche ou libre baronnerie à la fin du 17e S. En 1652, Longchamps avait été érigée en baronnerie, avec juridiction hautaine, par Philippe IV, roi d'Espagne, au profit de Hubert de Corswarem qui était, en 1662, député permanent de l'Etat noble aux Etats de Namur. La famille Corswaren conserva la seigneurie jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

Après la nationalisation des biens, un décret impérial de 1807 gratifia les enfants du dernier duc, d'une portion du patrimoine paternel. Terre et château de Longchamps restèrent la propriété de la fille du duc qui épousa Léon, baron de Menten et de Horne.

La paroisse.
Au Moyen-Age, la famille des Lonchamps, descendants des "ministérielles et des milites" du 12e S., s'est progressivement élevée dans la hiérarchie. Ainsi, entre 1239 et 1241, Warnier de Longchamps augmente ses fiefs et reçoit divers privilèges, notamment au point de vue religieux. En 1241, il dote la chapelle de Longchamps, à la demande de l'évêque, pour y établir un prêtre résident; en échange, il obtient pour sa famille et ceux qui lui succéderont, le privilège d'entendre la messe dans cet oratoire, d'y recevoir les sacrements, d'y être enterré et d'en désigner le desservant.
Ainsi, le village de Longchamps possédait une chapelle castrale qui dépendait de la paroisse de Mehaigne où les habitants venaient recevoir les sacrements et où se trouvait leur cimetière. Cette chapelle représentait une partie de l'église actuelle, comprise entre les confessionnaux et les petits autels, Longchamps fut détachée de Mehaigne en 1837 et érigée en paroisse. En 1561, Mehaigne et sa dépendance avaient été attribuées au diocèse de Namur.

L'agrandissement de l'église St-Feuillen fut réalisé en 1838. Sous son choeur, se trouve la sépulture des anciens seigneurs de Longchamps et près de l'autel, la pierre tombale de Hubert de Corswaren, décédé le 26/06/1671. La tour élancée a été construite plus tard, en 1863.
La chapelle Notre-Dame du Mont Carmel, située à la sortie du village, en direction d'Upigny, fut érigée en 1954, avec la collaboration de la population et inaugurée par monseigneur Charue.

Plus d'infos sur la paroisse.

Le Château

Construit sur les fondations d'une villa romaine, le château de Longchamps appartenait à la fin de la seconde guerre mondiale, à Léopold de Marotte de Montigny; il fut vendu en 1955.

Lors de sa construction, les terrassiers découvrirent des débris de poteries antiques ainsi que des pièces de monnaie aux effigies de Septime Sévère et de Néron, qui furent volées lors de l'invasion allemande.
De la période romaine à la période féodale, le château fort de Longchamps fut abattu et reconstruit plusieurs fois. De l'ancien château, subsiste aujour-d'hui, la partie inférieure du corps de logis central. Une pierre aux armes des Selis de Longchamps est encastrée dans le mur intérieur de la demeure ; une autre, aux armes des Marotte de Montigny, est fixée au-dessus de la porte.

Les fermes
Jadis dépendance du château de Longchamps, la ferme Gatot, accolée à la ferme Haibe, située en face de l'église, fut détruite en 1973, pour faire place au parking du home "Les Jours Heureux",
La ferme Haibe, portant le millésime 1739 au-dessus de sa porte, fut entièrement restaurée et transformée en maison résidentielle.
La ferme Petit, située à proximité du château est l'une des plus grosses exploitations agricoles actuelles du village; elle fut reconstruite en 1915, suite à un incendie.

Les informations qui précèdent ont été publiées dans le numéro 12 (mars 91) du périodique "Éghezée et Vous". Elles sont reproduites ici avec l'aimable autorisation de l'éditeur.
Toutefois quelques données périmées ont été supprimées ou mises à jour par nous.
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